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jeudi 30 décembre 2010

Plans du réseau d'air

Voilà un plan d'étape pour y voir plus clair.
Le tunnel à galet est réalisé, la ventilo de la cave est opérationnelle.
Il reste la jonction entre le tunnel et le caisson, mais cela va attendre un peu, car il faut que je casse mon couloir d'entrée et que j'y passe aussi les gaines eau, électricité, évacuations EU/EV, téléphone. Bref, un peu de réflexion ne sera pas de trop.


Sur le plan, j'ai entouré la zone à faire et j'ai marqué en hachuré la zone couverte par la dalle de chaux. La suite de la pièce sera faite quand j'aurai passé les autres réseaux.

vendredi 2 juillet 2010

Suite maçonnerie et plans d'escalier

Suite et quasi fin de l'arase pour le solivage du RdC. Avec cette chaleur, je suis bien obligée de faire des petites quantités de mortier de chaux et d'humidifier un max les murets avant, pendant et après pour éviter les fissurations. Pour l'instant ça fonctionne nickel.


L'arase décoffrée.


Et la suite en cours de séchage. À noter : les tiges de bambou pour des coffrages rapides avec peu de forces d'appui sur les côtés (car pas beaucoup de hauteur à coffrer) c'est génial. Ça permet de doser l'appui tout en gardant une certaine souplesse.

Sinon, j'ai aussi poursuivi et terminé la tranchée pour y enfouir les tubes PCV qui amènent l'air chaud des capteurs vers le caisson de ventilation. Il me faut encore faire un regard en béton pour la connexion des tubes Alu / PVC en pied de mur.

En outre, je me suis tordu la cervelle dans tous les sens pour arriver à comprendre comment finalement installer l'escalier de l'étage... Vous savez, vous prévoyez une manière de faire qui vous semble simple, puis quelques temps après, vous visualisez un jour de grande chaleur estivale les futures cloisons de la cage d'escalier... et là... panique à bord... mais, mais, mais, comment faire finalement ? Et oui, si je veux mettre un escalier en maçonnerie, alors il faut des murs maçonnés eux-aussi... et donc il faut les ancrer dans les murs de la cave et pas seulement les poser sur une dalle de chaux chanvre qui ne sera pas assez solide pour supporter le poids de l'ensemble... Bref, hésitation : escalier en bois qui craque quand on marche dessus ? Ou escalier maçonné qui est moins chaleureux mais plus costaud ? Cogitation quand tu nous tiens ;-)


Bref, une journée et une nuit plus tard, voici le fruit de mes cogitations. Ce sera donc un escalier maçonné avec des marches en bois ! Vive la diplomatie ;-)
Et comment je fais ça ? Et bien tant qu'à y être, je vais me lancer dans un escalier en voûte sarrasine comme ça je perdrai pas trop de place en hauteur de limon et je pourrai facilement accéder au caisson de ventilation qui sera dessous.
Donc voici les plans du futur escalier de l'étage, vue en coupe horizontale et verticale.
La réalisation de l'escalier ce sera après les tranchées de galets, et juste après la pose des solives du RdC, afin de les inclure dans la suite du mur de la cave (qui deviendra cloison de RdC). D'ici là... y'aura sûrement encore des cogitations !

Voûte sarrasine, voir les liens suivants :
- le site d'une asso de compagnons
- le site d'un artisan tailleur de pierres
- et le Guide de conception et de mise en œuvre, par le CTTB, édition 2001.

vendredi 19 mars 2010

Eau chaude sanitaire

Bon voilà, voici les schémas prenant en compte les judicieuses remarques d'Herakles. Donc, deux possibilités :


1. Deux chauffe-eaux. L'un branché sur la batterie air-eau (utilisée en sens inverse du sens conventionnel pour chauffer l'eau et non l'air...) et qui récupère les calories qu'elle aura réchauffé via un circuit d'eau glycolée. Le second, branché en série avec le premier permet de chauffer l'eau tiède jusqu'à la température adéquate pour le circuit d'eau chaude.

2. Un seul chauffe eau, de type électro-solaire. Ça coûte plus cher, mais ça fait tout en un.

La batterie air-eau est branchée en thermosiphon car elle est située dans le caisson de ventilation et donc en sous-sol. Le ballon (ou les ballons) est situé en hauteur, donc on obtient un dénivelé de 1,50m à 2m. L'eau glycolée réchauffée monte dans le ballon. Celui-ci lui pique ses précieuses calories et refroidit l'eau glycolée qui du coup redescend dans la batterie.

Ce qui veut dire, qu'avec des capteurs à air autoconstruits sur le toit et bien dimensionnés, je chauffe quasi toute la maison, je ventile, et je peux me laver quasi gratis. Elle est pas belle la vie ? Le seul truc nul dans l'affaire c'est que je ne peux pas recycler un chauffe eau standard qu'on m'a refilé... 300l de perdus ;-(
Donc si quelqu'un est preneur, je le donne avec bon cœur.

jeudi 11 mars 2010

Plein feux sur les EU, EF et EC !

Marre de la neige, du gel et de se cailler le derrière ! Pas moyen de faire des bétonnières par ce temps, la chaux n'aime pas ces températures... donc l'escalier va finir de patienter encore un peu ;-(

Du coup je m'occupe au chaud ;-) Et je fais les plans des différents réseaux qui vont devoir passer dans le sol et alimenter les appareils en eaux chaude et froide, et évacuer les eaux ménagères et vannes (alias chiottes). Je potasse donc des tas de bouquins pour apprendre et voici ce que ça donne.


Plan du réseau d'évacuation des eaux usées EU (vannes et ménagères). Elles sont toutes récoltées dans une même chute et pour cela il faut des tubes et des culottes spécifiques. Comme le système Chutunic est trop cher, j'ai trouvé les culottes spéciales BARTOL 4 de chez Colena qui permettent de récolter dans une même chute tout en ayant des tubes standards. Ça coûte moins cher... même si je mets des tubes isolés contre le bruit sur la partie "chute" justement. Ensuite tout le reste est enfoui, donc bruits amortis ! Il reste qu'il faut ventiler le tout, donc hop un aérateur à membrane DURGO sur chaque lavabo à l'étage et pas de sortie de toit, pas de trous, pas de fuites.


La même chose vue en coupe avec du coup une visualisation de la profondeur de l'enfouissement des tuyaux et des regards nécessaires pour faire les raccords et éventuellement être obligé d'y passer de quoi nettoyer les bouchons.


Ensuite, j'ai planché sur l'arrivée d'eau. Bon j'ai oublié un trait bleu... (celui de l'arrivée d'eau depuis le compteur !) mais l'idée est là. Tout est géré au niveau de la buanderie sur 3 collecteurs. Ensuite chaque appareil est relié à ces collecteurs via des tubes PER gainés. Avantage : si jamais faut changer un tube, on décroche à un bout, on tire à l'autre bout et zou on peut remettre un tube neuf sans tout péter !

Pourquoi PER et pas multicouche ou cuivre ? Bon j'ai laissé de côté de cuivre pour le prix même si l'idée de faire des soudures me plaisait carrément. Tant pis, je me rabattrai sur les soudures zinc des gouttières ! Le multicouche c'est super, mais outre que c'est cher, ça n'a pas grand intérêt quand on ne fait pas une installation de chauffage. Chez moi, les tubes pourront se dilater comme ils veulent dans leurs gaines dans la dalle, et pour ne pas avoir à mettre des trappes de visites dans tous les coins, les raccords seront à glissement (pince louée ou gracieusement prêtée). Comme ça tout sera noyé en cloison, dalle, bref disparu !


Vue en coupe des arrivées d'eau chaude et froide (EF et EC) et de la distribution entre le RdC et l'étage. Les gros traits bleus et rouge se sont les collecteurs. En vrai, c'est moins gros ;-)


Et voici le clou du spectacle ! Je l'avoue, je me suis régalée à le dessiner (c'était ma pause...). C'est la schématisation de la distribution d'eau froide/eau chaude à partir du système des collecteurs. Maintenant, il faut que je fasse faire quelques devis, histoire de voir si les tarifs de Frans Bonhomme seront encore compétitifs après remise. Si c'est pas le cas, je dédoublerai les collecteurs les plus gros en deux portions et j'achèterai le matos chez Leroy (dimensions plus standard).

Demain, il fera encore trop froid... enfin peut-être qu'après un brin de soleil... C'est l'abricotier qui n'y comprends plus rien, ça fait la quatrième fois qu'il tente de faire éclore ses fleurs et patatras claque de gel et de neige !!! (décembre / janvier / février / mars / ???). Bon, c'est quand le printemps ???

dimanche 14 février 2010

Plans sur la comète.

Encore quelques plans, qui vont certainement encore évoluer, mais qui déjà permettent de mettre sur papier les projets de tunnels à galets reliés aux capteurs à air.

En résumé, les tunnels servent de stockage de la chaleur écrasante d'été, pour la redistribuer lorsqu'on en a besoin, c'est-à-dire l'hiver. Ça s'appelle un système de stockage inter-saisonnier.
Comme vous avez pu remarquer que j'ai pas mal de galets dans le sous-sol, c'est l'occasion de les mettre à contribution enfouis dans deux tunnels bouts à bouts de 7,60ml, 90cm de large et 50 de hauteur. Le bidule fonctionne s'il y a de la terre autour qui sert de véritable stockage, les tunnels de galets servent d'échangeur air-terre et la hauteur de terre qui recouvre les tunnels permet de déterminer la durée du déphasage thermique (la chaleur parcours 1m à travers la terre en 1,5 mois).
Et l'avantage de tout ceci c'est que ça fonctionne avec de l'air, et que donc on ventile en même temps qu'on chauffe ou qu'on climatise en utilisant les pertes comme des gains !

En bref, l'été, les capteurs à air chauffent à fond. On insuffle cette chaleur dans les tunnels à galets qui récupèrent la chaleur et larguent de l'air climatisé (ils se sont refroidis durant l'hiver et le printemps).
L'hiver, la chaleur stockée dans la terre autour des galets parvient à la surface de la dalle et chauffe doucement. On peut compléter par de l'air chaud (quand il y a du soleil) qui vient directos des capteurs sans passer par les galets, et par grand froid on fait un appoint poêle à bois.
À la mi-saison (automne et printemps), on utilise l'inertie de la maison (dalle + murs en briques foraines) et le soleil pour se passer de chauffage. Si on veut on peut brancher les capteurs en zappant les galets.


Vue en coupe avec cave, rez-de-chaussée et installation de la ventilation/chauffage. En prime, un détail sur la vue du caisson de ventilation.


Et une vue en plan, du rez-de-chaussée pour positionner le double tunnel et le circuit des gaines de ventilation.

vendredi 12 février 2010

Vues 3D et plans complets.

Neige... froid, gel... je m'occupe donc de compléter les plans et de peaufiner les prochaines étapes de travaux.


Plans de toutes les vues, avec les zones grisées pour indiquer les maisons mitoyennes. Comme ça au moins, on voit bien que ma façade sud... est chez le voisin (et encore, cachée par un immense magnolia !), le Nord est chez les autres voisins et l'ensemble est orientée de manière à ne pas surchauffer en été.

mercredi 20 janvier 2010

En attendant de maçonner les marches...

Quelques tests de vues en 3D...


L'escalier de la cave, un chouïa complexe et balancé comme il se doit.


Et le voici dans ses murs...
En gris, les murs de la pièce contenant la cave. En rosé, les murs de la cave. Et en rouge, le plat des marches de l'escalier. C'est juste pour se faire une idée de ce qui m'attends pour la suite !

jeudi 29 janvier 2009

Les escaliers c'est prise de tête !

Pfffiiiou ! Quel boulot que de concevoir des plans de cave avec des escaliers tordus... Un vrai cauchemar. J'ai dessiné, gommé, redessiné, encore et encore, encore et toujours, et voilà que j'ai réussi à le faire rentrer dans un espace sous l'escalier qui mènera vers l'étage, tout en ménageant les hauteurs (quasi) nécessaires pour l'échappée : la hauteur entre la marche sur laquelle vous êtes et le plafond, pour pas se cogner la tête.

Bref, en jaune sur les LEGO ce sont les murs de la cave et l'escalier qui y mène. En rouge ce sont les murs de l'étage (et un bout de mur de cave). En bleu c'est l'indication pour la chape du rez-de-chaussée / plafond de la cave.

Les LEGO c'est sympa pour bien visualiser en volume. Un seul défaut, il manque des formes arrondies pour faire les marches balancées. C'est donc un modèle faux mais qui m'a quand même bien aidé pour faire le plan (problèmes de hauteur d'échappée notamment).
Enfin, sur le plan, il manque l'escalier qui mène à l'étage... ça viendra.

lundi 12 janvier 2009

Oh la belle coupe

Bon je vous parle de la cave, mais est-ce que c'est bien clair ce que je trafique ? Nico a creusé, certes, mais toute cette terre et tous ces galets n'ont pas été tamisés en vain. Ils sont utilisés pour faire cette belle cave avec de faux vieux murs en briques et galets, le tout sur des semelles de béton de chaux et gravillons.

Voici donc une coupe pour être un peu plus explicite.


Coupe Nord-Est / Sud-Ouest de la cave et du vide sanitaire.

La pièce bénéficiait déjà d'un vide sanitaire de 70cm de haut environ et donc il ne restait plus qu'à creuser les 1,5m restant, dans le lit de galet et de sable laissé au temps jadis par les crues de la Garonne.

Comme indiqué plus haut, la terre argileuse (voire plutôt limoneuse donc très chargée en sable) est récupérée pour servir de sable dans le mortier. Les gravillons et les galets sont tamisés et calibrés pour servir aussi dans le mortier et/ou les rangées de galets.

mercredi 31 décembre 2008

Et voilà enfin les plans

Bon il était temps de vous montrer quand même sur plan ce que ça doit donner. Donc voici les plans du rez-de-chaussée et de l'étage une fois que tout ce chantier sera terminé. Il manque ici ou là des détails (genre dans la salle de bain du rez-de-chaussée...) mais ça viendra.

Le faîte de laa maison est orienté Sud-Ouest / Nord-Est, ce qui n'est pas idéal pour une maison bioclimatique mais qui est parfait dans le coin. En effet, le vent d'autan est un vent violent du Sud-Ouest autrement appelé le vent des fous, tellement il fait tourner la tête ! Donc le faîtage pourra résister aux rafales sans soucis (c'est fou ce qu'ils pensaient à tout les vieux). Anecdote : le vent d'autant est très utile aussi en ville, car les murs qui entourent la maison créent une zone de dépression dans le jardin, crée des tourbillons et hop les feuilles mortes s'envolent chez les voisins, ou mieux, directement sur le tas de compost ! Elle est pas belle la vie par ici ?

Donc, pour l'orientation tout va bien. Maintenant, question isolation : les murs sont épais de 35cm et construits en briques foraines, donc rien à craindre de ce côté, l'inertie va pouvoir jouer à plein. Reste que c'est bien pour l'été (construction anti-canicule), mais pour l'hiver je ne sais pas. À priori pour l'instant quand il n'y a pas de courants d'air par les fenêtres cassées, il fait plutôt moins froid à l'intérieur qu'à l'extérieur, mais une isolation thermique pourrait aider à gagner encore quelques degrés. En attendant donc de décider si je ferai un enduit extérieur (sur la belle façade en briques), je ferai un enduit intérieur mais de faible épaisseur et qui ne doit pas supprimer l'inertie du mur. Bref, après de longues heures à cogiter la tête dans les bouquins, ce sera donc un enduit chaux-chanvre de 3cm d'épaisseur (voir légende des plans). Un des murs du rez-de-chaussée sera enduit en terre afin de stocker encore plus les calories issues du poêle et les restituer tranquillou à son rythme. Le mur de refend qui traverse la maison de part en part suivant la ligne de faîtage est en briques foraines. Il servira de stockage de calories l'hiver et donc ne sera pas isolé. Cela devrait permettre de faire passer du chaud dans les pièces non chauffées, côté rue (mais pas dans le garage grace à l'isolation en chanvre).

Pour que l'étage puisse bénéficier du chauffage du dessous, outre une chappe en terre au-dessus de la grande pièce (isolation phonique mais pas thermique) et une chappe en chaux-chanvre sur les pièces "froides" (isolation thermique et phonique), les calories remonteront par le mur de refend et pourront se diffuser à l'étage.


Plans du rez-de-chaussée.


Plans de l'étage.