jeudi 16 août 2007

Les nouvelles gambettes de la porte d'entrée

La porte d'entrée chancelait sur ses gambettes... qui étaient tellement abîmées qu'elles étaient en deux ou trois morceaux par côté. Certaines pattes de fixation "tenaient" dans le vide et d'autres étaient coupées. Bref, c'était pur miracle qu'à chaque fois qu'on ouvrait la porte, on ne se la prenait pas sur les pieds !

Nous avons donc profité des vacances pour restaurer tout ça. Mais avec quel bois ? Les montants d'origines étant en chêne, je n'ai pas voulu déroger à la règle, il me fallait du chêne. Sauf que du chêne ça ne se trouve pas si facilement... chez Casto ou autre, les morceaux de chêne sont vrillés ou fissurés, pas de quoi être satisfait. Chez les menuisiers du coin ? Pas de chêne, ou tellement pas assez sec qu'on ne pouvait rien en faire. Du chêne... mais voilà que je sais où en trouver ! Les vieilles poutres de mon plancher étaient en chêne et certains morceaux demeuraient en bon état. Ni une ni deux, scie circulaire à la main, les poutres ont été débitées pour devenir de beaux montants tout neuf !


Père et fille à l'œuvre. Après le démontage de la porte et la découpe des montants il faut refixer le tout. Première étape, fixer l'imposte aux montants.


Vue depuis la rue... la maison sans porte !


Embauche des parents pour les travaux, ma mère vérifie la bonne assise du mur pour les futurs nouveaux montants.


Le chêne sec c'est sympa mais c'est quasi impossible d'y visser quoique ce soit ! Impossible ? Par pour mon père qui savait de je ne sais où qu'en mettant de la graisse, ça serait super plus facile et surtout que ça permettrait un redémontage aisé. De super facile, le vissage s'est plutôt avéré un chouia moins pénible mais je ne vissais quand même pas dans du beurre ! Quand au démontage, et bien j'y songerai dans environ 150 ans !


Montants et imposte viennent faire un tour de politesse dans l'encadrement pour voir si rien ne cloche : rien ne cloche, on est trop fort !!!


Retour dans le jardin pour y dessiner les emplacements des gonds de la porte (à deux battants). C'est lourd une porte en chêne, c'est affreusement lourd !!!
La nuit commençait à tomber, nous avons dessiné, percé, joué du ciseau à bois, des gouges et autres ustensiles du genre et ce, jusqu'à minuit. Ensuite, il a bien fallu remettre la porte à sa place, et trouver un système pour la fixer jusqu'au lendemain matin...

jeudi 9 août 2007

Le NCIS enquête

Suite à la découverte d'un cadavre (voir post précédent) le NCIS a mené l'enquête.


Je vous assure agent Dinozzo, je n'y comprend rien, je ne sais pas qui a volé mon parquet ! J'étais pas là quand ça s'est passé...


Bien c'est ce qu'on va voir. Et là très chère, c'est une empreinte de votre doigt ? On va vérifier tout ça. Allez le bleu, emballe moi tout ça !


Tout ça patron ? Euh, oui bon j'y vais.


Et il dire qu'il va falloir faire des prélèvements ADN pour identifier le cadavre...


C'est ainsi que après moultes rebondissements et deux ou trois explosions, l'arme du crime fut découverte... que dis-je ? L'arme du crime, que nenni. Le crime n'en était pas un, il s'agissait enfait d'une mort naturelle. Celle-ci ayant entraîné la démolition du plancher, l'arme du "crime" avait en fin de compte servi à plus noble cause, celle du dégagement du corps refroidi et par la même occasion à l'assainissement du vide sanitaire qui de sanitaire n'en avait plus guère que le nom.


L'affaire étant bouclée, les "preuves" furent brûlées, le corps enterré sous le compost et les planches de parquet débitées et stockées pour une nouvelle aventure au coin du feu.

dimanche 22 juillet 2007

Al Qaïda et destruction massive

Et voilà, il fallait s'y attendre, avec un nom pareil "au bled" c'était quasi sûr que j'aurai droit à de la destruction massive...


Tout a commencé avec un chat. Ce chat très futé, n'a rien trouvé de mieux que d'aller vérifier sous le plancher s'il n'y avait pas par hasard une présence de souris. Et bien non ! Pas de souris à l'horizon mais vraissemblablement de la "mort aux rats" qui a du lui servir de gueuleton express. Le chat est donc resté à faisander sous le plancher jusqu'à ce que je m'en aperçoive. Bref, ni une ni deux, il a fallu agrandir le trou du plancher et sortir le chat. Bon tant qu'à faire, on n'a pas lésiné sur les dégats et voilà à quoi ressemble un bout de vide sanitaire sous une toulousaine de 1850.


Fort de nos expéditions underground, voilà qu'après le plancher, nous nous sommes attaqués au parquet flottant du garage (ex-atelier de réparation de vélos, ex-épicerie, ex-local commercial).


Puis en venu le temps du toit.
Non ce n'est pas le père Noël qui descend par la cheminée (quoique après tout qui l'a réellement déjà vu ???) mais bien un membre actif de la très inconnue D.M.P. pour "destruction de masses poussiéreuses".


Et voici les masses poussiéreuses à détruire : des gravats, des bouteilles vides, des sacs de ???... voilà le beau tableau de l'étage.


Après de très nombreux coups de balais, voici enfin la nature du sol. Le plancher est correct sauf aux bords de chaque murs où les nombreuses gouttières dans le toit ont fait de sacrés grabuges. Autre élément historique, ce plancher révèle une activité de jeux de trappes assez déroutante ; des trappes au beau milieu des pièces ok, mais des trappes en angle dans les coins... ça c'est assez curieux. Bref, ce plancher va devoir de toute façon être sacrément remanié si on veut pouvoir consolider des poutres par dessous et remettre tout ça en état de marche.


Mais la bonne nouvelle, c'est que la maison a été surélevée il y a un bon bon de temps si l'on en croit l'ancienne pente du toit et la différence de nature des matériaux de construction. Brique-galets surélevés par des briques foraines. Au moins, voilà une bonne chose de déjà faite.

samedi 21 juillet 2007

Nettoyage après démolition

Ben voilà fallait s'y attendre... les gravats ça s'empile, le tas grossit, le tas déborde, on en remet encore un petit peu... puis il faut se décider. Pas de quartier, louons une benne à gravats.
Seulement voilà, pour transferer tout ça, il faut des bras...


Les voilà les bras. Hardis les gars !


Quelques longues minutes plus tard... Magique, une bonne fée est passée par là.


En fait non, elle est pas complètement passée la fée, elle n'a pris que ce qui lui convenait la garce. Elle nous a même obligé à trier. Heureusement, on avait vu venir le coup et on avait un tant soit peu anticipé. Bon ben, ce qui reste ce sera pour faire quelques tours de décharge... Si encore les décharges étaient comme avant, quand on pouvait y récupérer des tas de choses, y fouiller les détritus et tomber sur un trésor... C'est plus pareil maintenant, c'est beaucoup trop aseptisé à mon goût.

samedi 16 juin 2007

Patates

C'est fou ce que les patates ont poussé... on se demande bien si c'est déjà l'heure de les ramasser vu qu'elle ont fini de fleurir... Comme il y avait plein de main d'œuvre bon marché, on est vite passé à la vérification de l'état de ces patates.


Sous l'œil attentif, premiers coups de bêche.


Quoi ? Des sales petits doryphores dans mon jardin ? Oui j'en vois un ici... En fait non, c'était juste une joli larve de coccinelle ;-)


Arrachage sur 3 x 0,5 m et un seau entier de récolte de belles patates. Bon certes, elles étaient tellement grosses qu'on en a amoché quelques unes au passage de la bêche. Mais au fur et à mesure on a commencé à devenir un peu plus expert.
Au fait, ça se mange les feuilles de papates ? Parce ce que la récolte est plutôt dense ici...