samedi 24 janvier 2009

Terre ! Terre en vue !

Aujourd'hui, Marge et Xtine ont beaucoup joué.
Comme je ne suis pas encore experte de l'organisation des travaux, il se trouve que nous faisons parfois des choix qui par la suite ne vont plus et qu'il faut donc défaire et repositionner.
C'est ce qui est arrivé à la terre...

La terre tamisée sortie de la cave devait être stockée avant de repartir dans le mortier pour les murs de fondation. Sauf que je l'ai stockée au plus près. Malin dirons certains... sauf quand quelques mois plus tard, on se rend compte qu'il faut aussi creuser une tranchée sous la terre stockée, pour y installer le tuyau du puits canadien.


Premièrement déblayer un nouvel endroit... bled, choisi pour sa capacité à être fermé pour éviter les crottes de chats. Charmant !


Marge et Xtine à l'œuvre : construction d'une porte qui pourra être à l'occasion ouverte ou fermée.


Et c'est parti ! Et une pelle, une !


Changement de poste, c'est Xtine qui prend le relais.


Et voilà un petit tas qui se forme... ridicule !


... quand on voit tout ce qui reste à transporter. Je suis vernie, je ne me suis même pas faite insulter ;-)

Un tamis sur balançoire

L'avantage quand on est malade et qu'on n'a plus de forces pour faire les travaux c'est que le cerveau est obligé d'imaginer des solutions pour palier à la difficulté. Comme je ne peux plus porter le tamis rempli de terre, et bien le tamis deviendra une "balançoire".

C'est pratique, il suffit de charger la terre (en maintenant le tamis avec un morceau de bois), puis de secouer le tout grâce aux poignées. Quand il n'y a presque plus rien dans le tamis, il reste à décrocher la corde (enfilée sur les poignées) et c'est tout. Elle est pas belle la vie ?

NB : le scotch bleu sur la photo c'est juste une réparation du tamis après que Nico lui ai donné un grand coup de pioche. Non, non, il n'était pas en colère, juste absolument inconscient de sa force ;-)

Débanchage. Tadam...


Débanchage du mur construit par Stéphane la semaine dernière.




Ça y'est on commence tout juste à voir le premier rang de briques !


Et le voilà bien visible.

Deuxième rang de briques.


Troisième et dernier rang de briques. Il ne reste plus qu'à passer la brosse métallique pour faire ressortir les galets enfouis sous la chaux encore humide.
À côté, on voit un mur déjà nettoyé et et qui déjà bien séché. Les 2 rangs du haut sont en gros galets, les 2 rangs du bas sont en mortier de gravier et chaux, comme les fondations de la maison.

lundi 12 janvier 2009

Oh la belle coupe

Bon je vous parle de la cave, mais est-ce que c'est bien clair ce que je trafique ? Nico a creusé, certes, mais toute cette terre et tous ces galets n'ont pas été tamisés en vain. Ils sont utilisés pour faire cette belle cave avec de faux vieux murs en briques et galets, le tout sur des semelles de béton de chaux et gravillons.

Voici donc une coupe pour être un peu plus explicite.


Coupe Nord-Est / Sud-Ouest de la cave et du vide sanitaire.

La pièce bénéficiait déjà d'un vide sanitaire de 70cm de haut environ et donc il ne restait plus qu'à creuser les 1,5m restant, dans le lit de galet et de sable laissé au temps jadis par les crues de la Garonne.

Comme indiqué plus haut, la terre argileuse (voire plutôt limoneuse donc très chargée en sable) est récupérée pour servir de sable dans le mortier. Les gravillons et les galets sont tamisés et calibrés pour servir aussi dans le mortier et/ou les rangées de galets.

mercredi 31 décembre 2008

Et voilà enfin les plans

Bon il était temps de vous montrer quand même sur plan ce que ça doit donner. Donc voici les plans du rez-de-chaussée et de l'étage une fois que tout ce chantier sera terminé. Il manque ici ou là des détails (genre dans la salle de bain du rez-de-chaussée...) mais ça viendra.

Le faîte de laa maison est orienté Sud-Ouest / Nord-Est, ce qui n'est pas idéal pour une maison bioclimatique mais qui est parfait dans le coin. En effet, le vent d'autan est un vent violent du Sud-Ouest autrement appelé le vent des fous, tellement il fait tourner la tête ! Donc le faîtage pourra résister aux rafales sans soucis (c'est fou ce qu'ils pensaient à tout les vieux). Anecdote : le vent d'autant est très utile aussi en ville, car les murs qui entourent la maison créent une zone de dépression dans le jardin, crée des tourbillons et hop les feuilles mortes s'envolent chez les voisins, ou mieux, directement sur le tas de compost ! Elle est pas belle la vie par ici ?

Donc, pour l'orientation tout va bien. Maintenant, question isolation : les murs sont épais de 35cm et construits en briques foraines, donc rien à craindre de ce côté, l'inertie va pouvoir jouer à plein. Reste que c'est bien pour l'été (construction anti-canicule), mais pour l'hiver je ne sais pas. À priori pour l'instant quand il n'y a pas de courants d'air par les fenêtres cassées, il fait plutôt moins froid à l'intérieur qu'à l'extérieur, mais une isolation thermique pourrait aider à gagner encore quelques degrés. En attendant donc de décider si je ferai un enduit extérieur (sur la belle façade en briques), je ferai un enduit intérieur mais de faible épaisseur et qui ne doit pas supprimer l'inertie du mur. Bref, après de longues heures à cogiter la tête dans les bouquins, ce sera donc un enduit chaux-chanvre de 3cm d'épaisseur (voir légende des plans). Un des murs du rez-de-chaussée sera enduit en terre afin de stocker encore plus les calories issues du poêle et les restituer tranquillou à son rythme. Le mur de refend qui traverse la maison de part en part suivant la ligne de faîtage est en briques foraines. Il servira de stockage de calories l'hiver et donc ne sera pas isolé. Cela devrait permettre de faire passer du chaud dans les pièces non chauffées, côté rue (mais pas dans le garage grace à l'isolation en chanvre).

Pour que l'étage puisse bénéficier du chauffage du dessous, outre une chappe en terre au-dessus de la grande pièce (isolation phonique mais pas thermique) et une chappe en chaux-chanvre sur les pièces "froides" (isolation thermique et phonique), les calories remonteront par le mur de refend et pourront se diffuser à l'étage.


Plans du rez-de-chaussée.


Plans de l'étage.