dimanche 22 février 2009

C'est parti pour les buttes de terre !

Avant toute mise en route, il faut un petit échauffement. Donc brossage des murs terminés pour faire apparaître les galets et les petits graviers du mélange chaux, terre sableuse, graviers. La brosse métalique est la plus efficace, car la chaux c'est du solide mine de rien... il ne faut guère attendre plus de 4 ou 5 jours pour que ce soit déjà très (trop) pénible à gratter... Mieux vaut donc faire ça quand c'est encore un peu mou.


Après l'échauffement, reprise du potager en version Verdun.


Marj et moi aux façonnage des buttes. C'est la partie dure car il faut prendre toute la terre des couloirs et la mettre sur les buttes, tout ça sur 50 cm de profondeur.


Pendant ce temps, Xtine accroche les cartons (pour la plantation des patates, pour les autres buttes je mettrai de l'herbe coupée et sèche) avec un système de croisillons de bambous. Ça à l'air de tenir car le vent souffle déjà un peu fort et rien ne bouge.


4ème butte en cours de formation... On a fait en sorte que les arbres soient disposés au milieu des buttes afin de ne pas avoir à découvrir trop leurs racines. C'est là où c'est assez fou, car tous les arbres étaient plantés au bons endroits pour respecter les dimensions des buttes de 120cm de large et des couloirs de 50 cm de large !!!


J'attaque l'autre côté du potager. Le chêne qu'on voit sur la photo va terminer sa course dans un nouvel endroit... il s'en va dans le lot après avoir été déterré du lot et garonne... Comme quoi les arbres ça peut voyager !


Une vue sur les buttes... Mais qu'est-ce qu'on va faire du morceau de terrain où les oignons, l'aïl et l'échalotte sont déjà plantés depuis novembre ?


Après pas mal de tergiversations, on se lance ! Les oignons et leurs copains seront déplacés sur les buttes nouvellement crées, et on verra bien s'ils tiennent ou pas.

samedi 21 février 2009

Vous reprendrez bien un peu de cave ?

Pour se remettre de nos émotions de la benne... rien de tel que de replonger dans la cave !


Aujourd'hui, c'est Nico au tamisage et Marj dans le trou.


Et vas-y creuse, creuse, mais pas trop tout de même. Vérification du niveau, à la main !

Nous avons donc attaqué le dernier pan de mur de la cave, ensuite se sera l'escalier. Ça commence à ressembler vraiment à quelque chose !

Du nouveau sur le jardin

Pendant que Nico et Marj s'occupent de la cave, je prépare enfin le potager car ça se sent, le printemps arrive à grands pas... il serait plus que temps de s'y mettre !


Donc labour. Oui mais pas pour faire comme d'habitude. L'idée c'est que ce soit le dernier labour du potager avant... très longtemps ! Bref, j'inaugure une autre façon de penser le potager : se sera des buttes (moins crevant) et surtout ça permet de faire des couloirs pour marcher sans tasser la terre ou l'on plante. L'idée vient du japonais Fukuoka (la Révolution d'un seul brin de paille), remis au goût du jour et de notre continent par Emilia (voir la vidéo). C'est une technique de culture sans travail du sol ni amendement : on appelle ça la permaculture ou les jardin auto-fertiles.


Donc tranchées en vue. pour l'instant, ça ressemble plus à Verdun qu'à un potager, mais qui ne tente rien...

L'avantage que j'y voit dans cette autre manière de faire, c'est surtout de ne plus avoir à m'embêter avec le labour. Car même si ma terre est superbe, souple et tout ce qu'il faut, je vous assure que ce n'est pas la partie la plus intéressante du potager ! En plus, il reste souvent des plantations d'hivers (ici il reste des choux qu'on ne voit pas sur la photo) et le labour ne peut pas être réalisé partout d'une seule fois. Ce qui répète d'autant le côté pénible de cette tâche.

Autre avantage : la terre ne sera pas tassée, donc c'est plus facile à planter. Pas de compost à faire non plus (ou quasi plus) et donc les buttes deviennent elles-même des tas de compost. C'est malin, pourquoi n'y a t'on pas pensé plus tôt ?

vendredi 20 février 2009

La benne : enfin !


Tiens, une benne ! C'est fou ça, elle a fini par arriver... mais bon elle est déjà un peu remplie...


Allez, c'est parti. Seaux, pelles, brouettes, y'en a pour tous les goûts.


Y'a pas un recoin de tas de gravât qui n'est pas exploité. Les petites fourmis attaquent de partout.


En avant Simone !


Et en cadence, s'il vous plaît.


8h30 -> 12h00 : La benne est pleine à craquer... mais il reste encore environ 2m3 qui resteront sur place pour la prochaine benne.


Repos des guerriers.


Et un petit sourire pour la "photo souvenir".

jeudi 19 février 2009

En attendant la benne... qui jamais n'arriva.

Aujourd'hui j'avais commandé une benne. Celle-ci devait arriver entre 8h et 10h. Lever 7h (trop tôt pour des vacances), tout le monde rencardé pour 9h... et le temps passe, passe, passe et la benne n'arrive pas. 10h30, coup de téléphone. Oui la benne va arriver mais entre 11h et midi, il y a eu trop de surchauffe et du coup les bennes ont pris du retard. Bon ok, va pour attendre encore un peu. Sauf qu'ici on se gèle, dans ma maison ventilée ;-) Il fait -1°C et ça fait 2 heures qu'on poireaute. On a déjà mangé toutes les victuailles histoire de tenir le choc, et maintenant va falloir tenir le coup !
12h00 : nouveau coup de téléphone, ben non la benne ne pourra venir que vers 14h30... AARRRGGHHHH !!!! Je vais les bouffer ceux-là avec leur benne fantôme ! Bon comme on a commencé à s'occuper, on continue de s'occuper (voir ci-dessous). 13h30 : téléphone ; la benne ne viendra pas. Le camion a eu un accident et c'est plus possible pour aujourd'hui. Merci les flux tendus, j'adore le Capital !!!
Bref, la benne sera sans doute là demain, rdv à toutes les forces qui sont bien sympathiques de me dire qu'elles seront aussi dispo le lendemain.

Une benne, c'est vraiment toute une histoire !


Ça commence comme ça : réserver la place avec les voitures. Donc jouer quelques jours avec la marche à pied.


Quand la benne n'arrive pas, faire la seule chose que nous savons bien faire dans ce cas là : la classe ! Et voilà quelques cours de bricolage aux 3/9 ans. C'est toujours ça de pris, au moins ils sauront comment creuser des caves ;-)

 
Voilà comment tenir une pioche.  Voilà comment tamiser.


Travaux pratiques. Hop les deux grands dans le trou pour ramasser la terre.


Rien ne vaut la main d'œuvre gratuite et corvéable à merci... Finalement, j'adore le Capital !!!


Bon c'est pas tout, mais les gamins ça bosse et il faut penser à vider la brouette de temps à autre.


Et voilà le résultat au bout d'une heure d'exploitation assidue. Remarquez quand même qu'une adaptation sociale du travail à été installée : une petite banquette de terre permet de faire une marche, plutôt que de descendre les enfants à bout de bras... Si, si, je vous assure c'est un net progrès !
Bon les autres en attendant ils font quoi ?



Ça pique les murs de brique.
Ça se repose du piquage.
Ça pique et ça repique.



Et ça s'extasie sur des bouts de tuyaux en céramique (fait main svp !) insérés dans le mur il y a fort longtemps pour aérer la pièce. Ancêtre de la VMC, je m'incline.


Et occuper les pitchous quand ils sont trop fatigués. C'est pas de tout repos : le petit cheval sur la brouette n'arrête pas de raconter des tas d'histoires, c'est un vrai moulin à parole !