lundi 8 février 2010

Escalier et ratissage.

Après l'exploit de la veille, j'étais partie pour rééditer celui-ci en coulant 2 nouvelles marches. Seulement, plusieurs problèmes se sont interposés.

1) Ayant franchi le tournant de l'escalier, il fallait changer le positionnement du laser, qui ne me traçait plus qu'1/2 marche max... gênant ! Je l'ai donc déplacé comme vous pouvez le voir sur la photo tout en bas. Ça devrait faire l'affaire pour les dernières marches.

2) Le niveau des marches ayant monté brusquement la veille, j'espérais que 2 marches puissent passer par rapport à la hauteur des petits murets de côté... et bien non, ça passait pas, donc 1 seule marche possible, et la prochaine fois il faudra remonter le niveau des murets (jusqu'au niveau où je dois construire en briques). Je n'avais pas fini de les monter, car j'ai une astuce à réaliser pour le chaînage de l'ensemble...

3) J'ai aussi cogité dur sur l'emplacement du futur caisson de ventilation relié au capteur et aux tunnels à galets (ça je vous en ai pas encore parlé, c'est un truc trop chouette, voir déjà par ici sur ce forum). Et donc il a fallu que je prépare l'installation de celui-ci.


Bref, sur la photo au bout de la pelle, on voir la zone où sera posé le caisson de ventilation. En sous-sol, mais pas dans la cave directement, lui même rafraîchi par l'air issu du vide sanitaire pour pas que le moteur chauffe trop. L'intérêt de la manip, c'est que de cette manière j'ai récupéré encore un max de terre, que j'ai mise directement au dessus de la dernière marche pour niveler un peu et m'économiser des bétonnières.



Il faut bien évidemment tasser le tout avec un gros bout de bois bien lourd. C'est nickel !
Et hop, construction de la nouvelle marche juste sur ce remblais. Sous l'empilement de briques, le futur emplacement du caisson.


Vue de l'escalier qui grandit...

Si c'est pas top la classe ça ! Balancement et tout et tout...
J'en ai rêvé... et vous savez quoi ? Et bien je l'ai fait !!!

dimanche 7 février 2010

2 pour le prix d'une !

Grosse journée... débutée seulement cet après-midi pour aller faire juste une petite marche (...d'escalier, pas une randonnée !) de rien du tout (équivalent d'une bétonnière). Coffrage, ajustages... et démarrage de la bétonnière. Mais voilà, une fois versé le contenu, il me restait un petit chouïa de rien du tout à faire pour terminer la marche. Je me dis donc qu'une demi bétonnière devrait faire l'affaire et au pire le surplus serait utilisé pour la préparation de la marche suivante.


Résultat : au bout de la demi-bétonnière, ça n'a pas manqué, je me suis lancée dans le coffrage de la seconde marche et dans ces cas là, les bonnes résolutions sont foutues. Le reste de la demi-bétonnière était évidemment largement insuffisant pour une deuxième marche et laisser un travail inachevé était impossible pour moi (névrose obsessionnelle...). Alors ni une, ni deux, me voilà repartie pour la ronde des bétonnières.

Nota : c'est tout à fait possible de couler une marche sur une autre, car comme les forces s'exercent principalement à la verticale (donc sur un support très tassé) elles ne s'exercent presque pas sur le coffrage qui peut alors être tenu par de vulgaires planches à peine bloquées contre le mur de la cage d'escalier.


Vue sur les marches 5 et 6 de l'escalier, fraichement coulées.


Et une vue d'ensemble sur l'entrée et la sortie de l'escalier. J'en suis à la moitié et à la vitesse où ça va, cet escalier est décidément bientôt terminé. Heureusement, j'ai encore de quoi m'occuper par la suite ;-)

jeudi 4 février 2010

Et une de plus !

mercredi 3 février 2010

L'orientation, c'est pas du pipeau...

Il y a quelques mois j'ai installé une maison à mésanges, dans le mûrier platane. Pas un oiseau n'a pointé son nez pour le visiter alors même que mes parents m'avaient dit que chez eux les mésanges étaient venues voir même en hiver l'état de leur future habitation. Chez moi, que nenni !


Bref, j'ai donc supposé que l'orientation n'était pas la meilleure car le soleil donnait rarement sur le devant de la maisonnette. Quart de tour et hop, ni une ni deux, une mésange charbonnière a fait son apparition me laissant à peine le temps de descendre de l'échelle, pour aller voir le résultat de mon travail.
J'espère voir au printemps le manège des allers-retours pour nourrir les petites bestioles nées dans ce beau squat de plein air et plein soleil.

Expériences...

Vous le savez peut-être, je vais un jour construire un capteur à air à mettre sur le toit de la maison. Il préchauffera le tout, et en été, sera relié à un tunnel à galets hypocauste sous le sol de la grande pièce donnant sur le jardin. Comme ça, l'été la chaleur sera stockée dans le sol, et l'hiver, elle me chauffera la pièce.

Pourquoi un capteur à air et pas du solaire ou du photovoltaïque ? Et bien parce qu'à Toulouse on a beau avoir du soleil plein pot toute l'année, les idées quand à elles sont bien frileuses au sujet de tout ce qui peut toucher de près ou de loin à l'usage des énergies renouvelables. Bref, les subventions et autres aides qui fleurissent au nord sont peau de chagrin par ici et comme les constructeurs tiennent compte de probables subventions, les prix flambent ! Bref, le solaire c'est trop cher... et le photovoltaïque c'est encore pire. D'autant plus que les panneaux étant montés en série, si vous avez une quelconque ombre sur un bout de panneau, et bien c'est tout l'ensemble qui se trouve être amoindri, même si la suite des panneaux est en plein soleil... très con !

Bref, capteur à air donc. Pas de fuite dangereuse de liquide caloriporteur, auto-construction en canettes, coût de revient défiant toute concurrence. Des modèles de ce genre sont même commercialisés (ici) aux Etats-Unis.

Expérience n°1 : choisir les canettes.

Donc, le souci est de récupérer les bonnes canettes... en alu. Car figurez-vous que toutes les canettes ne sont pas en alu, certaines sont en acier très fin. Et ce n'est pas possible des les mélanger entre-elles, car mélanger les métaux + flux d'air = effet pile ! Donc pas cool, corrosion et tout et tout. Il faut donc trier les canettes à l'aide d'un aimant car deux canettes jumelles ne sont pas pour autant identiques :-)


Deux canettes de coca par exemple, en tout point identiques d'aspect... on approche le bout aimanté d'un mètre ruban sur la première canette : il ne se passe rien. La canette est en aluminium. Chouette !


On approche le mètre ruban sur la deuxième canette, et là, hop la voilà qui se colle à l'aimant et prend même l'air lorsqu'on la soulève... Cette garce est en acier, bonne à jeter sans vergogne.

Résultat : il faut tout trier manuellement et ne pas se fier aux apparences, car là comme ailleurs, celles-ci sont fâcheusement trompeuses ;-)

Expérience n°2 : être sûre que ça chauffe !


Suspension land art dans le jardin. D'un côté, un thermomètre en plein soleil, de l'autre un thermomère inclu dans une canette sombre pour mesurer la différence. À noter, je me suis pas cassé la tête et le thermomètre dans la canette présente de nombreuses fuites d'air. Le thermomètre n'étant coincé dans la canette que par des bouchons de bouteille en liège. L'air chaud qui s'y produit peut donc s'échapper très facilement de la canette, d'autant plus que l'air chaud monte... Mais pour l'expérience ça devrait aller. Température extérieure ambiante : 8°C.


Température en plein soleil : 15°C --> gain de 7°C.


Température dans une canette sombre avec fuite d'air : 19°C --> gain de 11°C.

Bref, comme l'idée est d'empiler les canettes pour faire de longs tubes peints en noir, que ces différents tubes seront reliés entre eux en sortie et placés sous une plaque de verre pour augmenter l'effet de serre... ça devrait carrément bien le faire ! Reste à récupérer les canettes, alors à votre bon cœur :-)