mercredi 7 octobre 2009

Mais qui a dit qu'octobre c'est l'automne ?

Octobre, c'est pas possible, ce n'est pas l'automne mais le printemps !!! Bon certes, avec la canicule que se sont prises les plantes cet été, elles ont refusé tout net de pousser. Non pas qu'elles voulaient pas, mais vu le manque d'eau en rapport de la chaleur écrasante qu'elles avaient à supporter, et bien, au mieux les tomates ont poussé... à partir de fin août !

Le résultat : c'est que depuis lors, avec des températures qui ne vont pas en dessous de 18°C même la nuit et aux alentours de 25°C dans la journée... et bien maintenant c'est la fête ! En avant les tomates, les poivrons, les haricots verts, les courgettes... tout ça mêlé aux potimarrons, aux figues et autres fruits d'automne ?!?


La récolte du jour... Précision : j'ai déjà tout ramassé ce qui était mûr il y a 5 jours. Et concernant les tomates c'est loin d'être la fin, bien au contraires, les pieds repoussent, les fleurs se forment, les insectes sont encore là pour faire leur job, et les tomates se forment à merveille.


La même chose côté tomates pigeons. Et le pire c'est que j'ai trié, j'ai délaissé de côté toutes celles qui faisaient grise mine parce qu'elles étaient fendues, ou bien trop mures, ou bien trop petites...


Côté haricots verts. Il était temps que je les ramasse. Semés fin août en me disant qu'au pire ça ne donnerait rien... et bien c'est tout le contraire ! Et ils fleurissent encore les bougres !!!


Là c'est le pompom. Les poivrons qui n'ont pas fait un seul fruit de tout l'été (et c'était pourtant pas faute d'essayer de faire des fleurs... fanées) se régalent à présent... mi-octobre. Fleurs, fruits qui se forment, non mais franchement c'est quoi cette saison ???


Là c'est plus normal : les betteraves. C'est qu'elles sont hardies les cocottes, parce qu'elles ont été transplantées en plein cagnard de fin juillet, maigrement arrosées, et pourtant — vive les buttes — elles n'ont pas fané mais elles se sont bien adaptées. On les voit se former, diamètre 4 à 5 cm. Je ne sais pas quand elles seront prêtes, il va falloir que je me renseigne.

Bref, bilan des courses : un printemps sous le déluge, un été sans pluie et trop chaud, un automne sans pluie et particulièrement clément... les plantes poussent quand même, je crois que les buttes n'y sont pas pour rien, vu le peu d'eau qui tombe du ciel. Le jardin dans son ensemble commence néanmoins à faire un peu pitié, avec ses plantes rachitiques qui essaient de se refaire une beauté juste avant l'hiver, mais en y regardant de prêt, c'est finalement pas si mal que ça.



À noter aussi : tellement pas d'eau cet été qu'en pompant dans le puits, et bien il n'y avait souvent pas assez d'eau pour remplir un arrosoir... va falloir creuser plus profond et trouver des parades pour que les plantes s'entraident plus encore pour supporter le choc des températures.

lundi 14 septembre 2009

Va-t-il falloir construire un derrick au bled ?

Depuis le temps... Céline s'impatiente de ne rien trouver de nouveau sur ce blog ! Donc voici les news.
Il y a une petite semaine, j'ai eu la délicieuse surprise de me rendre chez moi et d'y découvrir une odeur" suave". Ça sentait le rat mort, la patate pourrie, le phoque en décomposition (certains se feront ainsi une meilleure idée de l'odeur en question). Mais, ... mais, que se passait-il ? Compté les chats, ils manquaient tous à l'appel... merde. Parcouru la maison pour détecter la source... ça empestait de partout, jusque dans le jardin... alors j'ai entrouvert la porte donnant sur la cave.

Et ça, j'aurai jamais du le faire. J'aurais du me douter que creuser m'attirerait les odeurs pestilentielles de l'enfer, vous savez, ce doux mélange soufré qui sent l'œuf pourri et son cortège de mouches à merde qui s'envolent molassement en se disant que certainement tant de battements d'ailes ne valent pas le coup. Bref, j'entre-ouvre donc la porte, et après être passée par toutes les couleurs de l'arc en ciel en finissant par le verdâtre signe de vomissure qui pointe son nez, j'ai fini par reprendre mes esprits et oser avancer dans l'obscurité. N'y voyant goutte, je suis repartie chercher de la lumière afin d'éviter le piège du "je marche dans un cadavre".

Point de cadavre au rendez-vous, mais une mare noire gluante et visqueuse tapissant de manière très avantageuse le fond de ma toute nouvelle cave. Pensez-y, environ 4 m2 de marée noire ! Mais ce n'est pas tout, cette mare se remplissait constamment par un trou formé au beau milieu d'un des tout premiers murs, et si le sol de sable et galets n'avait pas ressuyé le contenant, j'aurai certainement pu voir ma maison toute entière inondée.

Mais quid de cette odeur ? Je vous le donne dans le mille, ce n'était pas du pétrole... mais les égouts toulousains. Ouahhh trop classe ! Tout le pipi et caca de mes voisins (et oui je ne suis pas moi-même raccordée au réseau) dans ma cave, chic, je vais pouvoir faire pousser des tas de champignons !!! Bon, bref, dégoutée la fille. En plus de la classe qui merde, de la fatigue qui me submerge, voilà que la merde envahit ma cave !!! C'était le pompon. Je vous passe le plaisir d'appeler la mairie et de goûter pendant dix plombes à la douce voix de Nougaro numérisée me seriner "Ô Toulouse !", pour apprendre qu'en fait c'est chez Véolia qu'il faut que je me retourne. Bref, quelques coups de fil plus tard, je parviens à avoir quelqu'un au bout du fil et là nouveau problème : se faire comprendre.

Il aura en tout fallu que j'appelle 4 fois, qu'il y ait 4 interventions en mon absence, pour qu'à la cinquième l'un deux envoyé pour "un problème de manque d'eau"(sic) appelle ses collègues à la rescousse devant l'ampleur de l'odeur !

Bref, le problème vient de toute la rue qui se bouche en de multiples endroits, et donc qui pète chez moi et se déverse... chic !

Voilà... ça occupe. Maintenant c'est pas réparé mais ça ne coule plus, et la marée noire a fini par s'infiltrer sans trop laisser d'odeurs, mais tant que le conduit dans la rue n'est pas chemisé et bien ça pourra revenir demain...

Suite au prochain épisode !

samedi 22 août 2009

Dernier jour de main d'œuvre.

La main d'œuvre va bien tôt retourner chez elle, alors il faut profiter à fond de leur présence.


Mur réalisé la veille... débanchage en vue !


C'est parti. Défaire la sangle, et recevoir tout le mur sur les pieds...


Et non ! C'est du costaud. Surtout par ces chaleurs, l'évaporation se fait en un rien de temps, la chaux s'agrippe et on peut décoffrer dès le lendemain sans souci. Par chance la cave est fraîche comparée à l'extérieur et donc on peut encore travailler avec la chaux sans trop de souci. En extérieur il faudrait détremper constamment pour ralentir la prise.


Et comme on n'a plus rien de prêt à maçonner, et bien on prépare la suite. C'est à dire creusement, et tamisage ! Voici la face Sud...


Et puis la face Nord ;-)
Chez moi c'est devenu l'usine, j'ai même installé mes ouvrières en batterie ;-)


Pendant ce temps, non je ne fais pas rien... j'écris ! Un mémoire sur des maths à l'école maternelle.

vendredi 21 août 2009

Cave, cave, cave

Mais où donc peut-il bien faire bon l'été, lorsque la canicule couve ?
Et bien dans ma cave ! À bosser comme des oufs ça va de soi.
Surlendemain de la fameuse construction du mur rebelle... débanchage.


Tadamm !


Hop pop pop, c'est parti !


Puis bien sûr frotti frotta... et le trop plein de chaux s'en va.


Gratouille, que je te gratouille sale planche de coffrage !


Et zou voici l'autre face qui se dévoile.


De ce côté-ci, comme on est encore côté cave et pas côté escalier, les murs sont toujours en brique et galets. De l'autre côté, je me casse moins la tête, et c'est que du gravillon noyé dans la chaux. Hyper costaud ceci dit.


Vue de haut. On ne perd pas de temps. Le mur débanché est le mur aux mains blanches ;-) et déjà on s'apprête à maçonner le suivant.


Banchage, remplissage... On s'est shooté à la Ricoré, alors ça turbine, je vous le dit !


Pause mortier...


Réception du colis par aéropostale.


Et voilà le résultat. Deux murs en 2 jours ! Et un angle tip top nickel chrome.

mercredi 19 août 2009

Fin de journée chaude et épuisante...


Quand il fait nuit... quoi de mieux que de prendre enfin son bain pour se relaxer de toute cette chaux accumulée. Minuit, température de l'eau parfaitement confortable. On y reste bien 3/4 d'heure là dedans.